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Lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale en Basse-Normandie : publication d’un rapport d’information

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[22 avril 2010] L’avis sur la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et les activités des associations de solidarité a été adopté à l’unanimité par le Conseil économique et social régional de Basse-Normandie (CESR), le 14 décembre 2009.
Les questions centrales abordées dans le rapport et l’avis qui l’accompagne sont les suivantes : quelles sont les évolutions récentes du secteur associatif ? Où, comment et pour quels publics ces associations interviennent-elles sur la région et quels sont aujourd’hui les grands enjeux de cette action ?

L’avis du CESR dresse d’abord un état des lieux du monde associatif et de ses récentes évolutions, tant au niveau national qu’au niveau local. Puis il s’attache à décrire les trois grands enjeux repères de l’activité associative, dans le champ de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Enfin, le CESR lance des pistes de travail pour consolider et améliorer l’efficacité des actions des associations.

Etat des lieux

Le conseil remarque la création d’une nouvelle "offre caritative", d’inspiration chrétienne dans les années 50-60 (Emmaüs, ATD Quart Monde...) puis laïque dans les années 80 (les Restaurants du coeur, les Banques alimentaires). Ces évolutions s’inscrivent dans le processus de renforcement du cadre législatif, qui crée des droits nouveaux et organise la lutte contre l’exclusion dans les années 80.

En Basse-Normandie, ce sont 173 points d’accueil, un budget global de 7,8 millions d’euros et plus de 7 000 bénévoles qui composent l’offre associative.

Trois grands enjeux repères

- Faire face à l’évolution du public secouru : le Conseil remarque l’apparition de nouvells catégories de publics concernés (les retraités, les jeunes, les travailleurs pauvres).

- Maintenir et développer un bénévolat engagé et formé : face au vieillissement du bénévolat et au développement d’un bénévolat ponctuel, certaines associations peinent à trouver un équilibre. Il faudrait donc renforcer l’adhésion des plus jeunes, prêts à s’investir durablement et dont les compétences sont nécessaires au fonctionnement des organisations.

- Maintenir les ressources nécessaires à l’activité : d’une part, veiller à la quantité mais aussi à la qualité des dons en nature (vêtements, alimentation...) ; d’autre part, maintenir les dons d’argent et les subventions à un niveau au minimum égal à celui d’aujourd’hui.

Les pistes de travail

L’orientation principale avancée par le Conseil est d’engager un travail inter-associatif approfondi qui faciliterait le développement des relations entre la Région et les associations.

L’avenir du secteur associatif réside donc dans sa propre capacité à créer une réponse inter-associative, sur la base des "plus values" apportées par chaque organisme. Il s’agit aussi d’élaborer une parole partagée, capable d’interpeller les pouvoirs publics et d’établir un partenariat solide avec la région.

* Lire l’avis rendu par le CESR :

Avis du CESR du 14 décembre 2009 (PDF - 129.1 ko)

* Lire le rapport d’information et d’analyse sur le site du Conseil économique et social régional de Basse-Normandie : www.cesr-basse-normandie.fr