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Minima sociaux et prestations sociales – Ménages aux revenus modestes et redistribution, édition 2016

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[1er août 2016] JPEG - 40.7 koLa direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie dans la collection « Panoramas » l’ouvrage Minima sociaux et prestations sociales – Ménages aux revenus modestes et redistribution, édition 2016. Il présente l’ensemble des données allant jusqu’à la fin 2014 concernant les caractéristiques et les effectifs des bénéficiaires de prestations sociales, parmi lesquelles les minima sociaux.

4,13 millions de personnes sont allocataires de l’un des neuf minima sociaux en vigueur en France fin 2014. En comptant les conjoints et les personnes à charge, cela représente 7,4 millions de personnes couvertes, soit une personne sur dix couverte par un minimum social en Métropole, et une personne sur trois dans les départements d’outre-mer.

Les effectifs d’allocataires augmentent de 2,7 % par rapport à fin 2013, marquant un ralentissement après deux années de croissance à près de 4,5 % par an. Ce ralentissement reflète essentiellement celui des effectifs du RSA socle et de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), les deux minima sociaux les plus liés à la situation du marché du travail, qui s’est moins dégradée en 2014 qu’au cours de l’année 2013. Les dépenses liées aux minima sociaux représentent, quant à elles, 24,3 milliards d’euros en 2014, soit 1,1 % du PIB.

En 2014, le pouvoir d’achat des minima sociaux augmente

Leur pouvoir d’achat a bénéficié de revalorisations un peu plus importantes que l’inflation, en particulier pour les allocataires du RSA socle, grâce à la revalorisation de 2 % de leur prestation en septembre 2014 dans le cadre du Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. En complément des minima sociaux, les allocations logement, les prestations familiales, le RSA activité et la fiscalité directe permettent de réduire fortement la pauvreté monétaire. Ils représentent ainsi, ensemble, près de 40 % du revenu disponible des 10 % des ménages les plus pauvres. En 2013, ils ont permis de diminuer le taux de pauvreté de 8 points, pour atteindre 14,0 %. L’effet est particulièrement fort pour deux des populations les plus en difficulté : les familles monoparentales et les familles nombreuses.

Malgré cela, le montant des minima sociaux est jugé trop faible par une majorité des Français. D’après le Baromètre d’opinion de la DREES, trois Français sur cinq sont favorables à une hausse du RSA. Pour deux tiers des Français, le revenu mensuel minimum dont doit pouvoir disposer pour vivre un individu est supérieur à 1 450 euros, soit presque le triple du montant forfaitaire du RSA pour une personne seule.

Une très grande difficulté à sortir des minima sociaux

Parmi les personnes d’âge actif, quatre allocataires sur cinq restent bénéficiaires des minima sociaux d’une fin d’année à l’autre. Cela s’explique par la forte persistance des difficultés économiques, sociales ou de santé qu’ils rencontrent. Cette part atteint presque 95 % pour les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Les personnes qui ont réussi à sortir des minima sociaux grâce à une certaine amélioration de leur situation y reviennent souvent à la suite d’une nouvelle dégradation. Ainsi, parmi les personnes de plus de 35 ans, la moitié des personnes entrant dans le RSA socle ont en fait déjà bénéficié de cette prestation par le passé.

À propos de l’ouvrage « Minima sociaux et prestations sociales – Ménages aux revenus modestes et redistribution », coll. Panoramas, édition 2016

Cet ouvrage est composé d’une vue d’ensemble et de 23 fiches, 9 portant sur des analyses transversales, les 14 autres présentant chacune un dispositif spécifique. Il regroupe les données disponibles en 2016 sur les minima sociaux, les prestations sociales et la pauvreté monétaire.
Les données utilisées proviennent des régimes gérant les prestations, mais aussi du panel ENIACRAMS de la DREES, portant sur les bénéficiaires de minima sociaux, et d’enquêtes thématiques et structurelles de l’INSEE et de la DREES.

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