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"Les racines de l’espérance" : une exposition sur les jardins d’insertion en Ile-de-France

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[15 avril 2009] L’association Les yeux de la terre présente, du 15 avril au 7 mai 2009, l’exposition "Les racines de l’espérance", à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, 54 boulevard Raspail 75006 Paris.
Photos : Stéphane Lagoutte
Textes : Isabelle Palacin
Direction du projet : Catherine Baduel

COMMUNIQUE DE PRESSE

 L’exposition LES RACINES DE L’ESPÉRANCE

A la Fondation Maison des Sciences de l’Homme

Ils se nomment Zulmira, Nadjet, Patricia, Catherine, Ben Younès, Gérard, Alexis, Steve. Ils avaient entre 29 et 57 ans pendant l’année où nous les avons suivis. Difficultés d’insertion, galère professionnelle ou galère tout court… Tous les huit ont eu à un moment besoin de trouver un lieu pour mieux repartir. Un lieu où ils pouvaient s’investir dans nouvelles activités, voire apprendre un nouveau métier, mais aussi nouer ou renouer des liens sociaux. C’est dans un jardin d’insertion, pour chacun différent, qu’ils ont pu bénéficier de cette parenthèse salutaire. Ils ont accepté de se livrer, de partager leur expérience, afin de témoigner d’un parcours mais aussi de permettre à d’autres de suivre leur sillon.

Horaires :

Du lundi au vendredi, de 8 h à 19 h.

Le samedi de 8 h à 13 h.

 Jardins d’insertion en Ile de France

Il existe plus d’une quarantaine de jardins d’insertion en Ile-de-France, regroupés au sein d’un collectif inter-réseaux « Jardins d’insertion en Ile-de-France » comptant la FNARS Ile-de-France (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale), Chantier école Ile-de-France, Graine de Jardins et le Réseau cocagne. Nous avons été accueillis dans huit d’entre eux.

Ces jardins ont tous pour but de remobiliser et réinsérer des personnes en difficulté : jeunes sans emploi ni formation, seniors au chômage et en fin de droit, immigrants rencontrant des difficultés d’insertion, personnes au RMI ou handicapées.

Ils peuvent être classés en deux catégories :

- Les jardins d’insertion sociale avec remobilisation par l’activité jardinage. Les jardiniers n’y sont pas rémunérés, mais bénéficient d’une structure qui leur permet de sortir de chez eux afin de rencontrer d’autres personnes et de s’investir dans un travail collectif.

- Les jardins d’insertion par l’activité économique. Les maraîchers ou jardiniers bénéficient de contrats aidés (Contrat d’accompagnement à l’emploi ou Contrat d’avenir) et produisent des fruits et légumes destinés à être vendus, sous forme de panier, à des clients adhérant à l’association dont le jardin dépend.

Tous les terrains sont cultivés selon des normes respectueuses de l’environnement, dont certains respectent un cahier des charges « Agriculture biologique ».

Pourquoi le jardinage ?

Le travail de la terre présente plusieurs avantages :

• Il replace la personne dans un rythme naturel.

• Il a un sens : on plante, on sème, on cultive et l’on récolte le résultat de ses efforts.

• Il alterne des moments de travail d’équipe et des moments solitaires, il permet donc une re socialisation en douceur.

• Il est valorisant : déguster un fruit que l’on a « élevé », ou, au moment de la distribution de paniers aux adhérents, recevoir des compliments sur les légumes qu’ils ont aimés, redonne une estime de soi parfois mise à mal.

Contacts :

Les yeux de la terre :

Catherine Baduel : 06 08 51 63 48

Stéphane Lagoutte : 06 07 21 90 48

Isabelle Palacin : 06 12 73 89 70