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20 juin 2017 : Courrier au Premier ministre relatif à la situation des migrants.

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[23 juin 2017] Dans le cadre de la réunion plénière du CNLE du 15 juin 2017, les membres du conseil ont exprimé leur préoccupation à Mme Agnès BUZYN, Ministre des solidarités et de la Santé, concernant la situation des migrants en France et notamment dans le Calaisis et la vallée de la Roya.

Le CNLE a publié deux appels concernant la situation des migrants en 2015 et en 2016. Dans ces appels, il rappelle que la seule conduite que nous devons tenir est celle fondée sur l’accueil et le respect des droits fondamentaux, que l’État français et l’Union européenne doivent prendre la pleine mesure des défis migratoires d’aujourd’hui et de demain. Les peuples européens, qui souffrent eux aussi du terrorisme, ont pour devoir de faire preuve d’une solidarité réelle envers ceux qui sont victimes de la terreur.

En 2017, le Défenseur des Droits, dans son communiqué de presse du 14 juin constate les manquements que le CNLE dénonce depuis longtemps. Qu’il fasse état « d’atteintes aux droits fondamentaux les plus élémentaires, (…) qui demeurent sans précédent » n’est pas anodin et ne peut laisser sans réaction.

Le président du CNLE, Étienne PINTE, suite au discutions lors de la réunion plénière du CNLE du 15 juin 2017 lors de laquelle est intervenue Mme Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé, a fait parvenir un courrier à l’attention du Premier ministre, M. Édouard PHILIPPE et du Ministre de l’Intérieur, M. Gérard COLLOMB. Il rappelle les valeurs de notre république et demande une impulsion au plus haut niveau de l’État pour que cessent au plus vite les exactions relevées par le monde associatif et rapportées par les personnes migrantes elles-mêmes. Il plaide également pour que la réponse sécuritaire ne passe pas avant la détresse des personnes, leur intégrité et leur dignité.